A Colombes, la lutte contre le sida continue


Lors de la séance du Conseil municipal du 29 septembre 2004, Dominique Frager, élu Vert, a découvert que la municipalité abandonnait le système des distributeurs-récupérateurs "Steribox" mis en place depuis dix ans à Colombes, grâce à l'action de l'ancienne municipalité, et, que le poste de l'infirmière chargée de la prévention Sida sur la ville n'était pas renouvelé.

Ce dispositif essentiel permet aux usagers des drogues d'échanger discrètement les seringues usagées contre du matériel stérile accompagné d'un message de prévention et des coordonnées des lieux de soins afin de limiter les risques de propagation du Sida ou de l'hépatite C.

La mairie, qui compte pourtant un médecin comme maire adjoint à la santé, avait donc décidé de renoncer à sa mission de santé publique pour l'ensemble des Colombiens.

Les Verts de Colombes, jugeant inconcevable de laisser des malades à l'abandon, ont alors décidé de réagir avec le soutien des autres forces d'opposition. Un texte d'information a été rédigé et distribué sur la ville [lire le texte - pdf]. La presse écrite et télévisée s'en est fait l'écho. Du coup, le maire adjoint à la santé, interrogé par France 3 le 29 novembre, déclarait : "… il serait beaucoup plus intelligent, je pense, qu'il y en ait un peu partout" et d'annoncer l'installation prochaine d'un nouveau kit de prévention… la mairie a tout de même tenu à souligner n'avoir enregistré aucune plainte d'usager !

Les Hauts-de-Seine sont classés en 3ème position des départements métropolitains en nombre de malades du Sida. A Colombes, le dispositif existant depuis 10 ans a permis que le taux de contamination soit divisé par dix. L'enlever était une mauvaise décision. Si notre action permet la réimplantation du dispositif de prévention, nous ne nous serons pas battus en vain.

Tous ensemble, continuons la lutte contre la progression de la maladie qui aujourd'hui encore tue !


Place Aragon : action symbolique du 30 novembre 2004